Tag Archives: historical memory

Poland | Les communistes résistants du bassin minier, soudain enjeu politico-urbain en Pologne

Lorsque la municipalité polonaise de Walbrzych (Basse-Silésie) a dû débaptiser certaines rues qui portaient le nom de communistes polonais passés par la France et ayant combattu le nazisme, le sang des défenseurs de la mémoire sociale des mineurs du Nord n’a fait qu’un tour…

Poland | Débaptisations de rues en Pologne : une atteinte à la mémoire des luttes

Enseignant-chercheur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO / Paris), historien, géopolitiste, Bruno Drweski, revient sur le processus dit de “décommunisation” en cours en Pologne.

Une loi votée par les députés polonais en avril 2016, impose aux collectivités locales d’effacer de l’espace public (rues, équipements, etc.) tout référence au « communisme ». Que traduit-elle à vos yeux ? Peut-on parler d’une volonté du gouvernement polonais de revisiter l’histoire dans un sens ultranationaliste et clérical ? S’agit-il de gommer de la mémoire tous les aspects positifs de la République populaire de Pologne (1944 – 1989) ?

Comment l’OTAN justifie la collaboration nazie en Lettonie par Karine Bechet-Golovko

L’OTAN lance une vidéo pour légitimer le combat des « partisans » nazis lettons, les « Frêres des forêts », et les transformer en grands combattants contre les russes. En plus d’une réécriture de l’histoire, il s’agit presque d’un appel au meurtre lancé contre les russes et la Russie.

La vidéo de l’OTAN commence par une confusion entre soldats « russes » et armée « soviétique ». L’idée est de montrer que les « Frêres des forêts » se battaient contre les russes et non contre les soviétiques, puisque des lettons aussi faisaient partie de l’armée soviétique …
Ensuite, il s’agit d’expliquer que ces « quelques hommes », preque des civils innocents forcés par la situation, voulaient lutter contre « l’occupant » russe qui, après la Deuxième guerre mondiale, occupait tous les territoires libérés. Rappelons ici deux éléments. L’Armée rouge a libéré l’Autriche puis s’est retirée dans quelques années car 1) il n’y avait aucune volonté de la population à passer du système capitaliste au système communiste 2) parce que l’Autriche n’a jamais fait partie de l’Empire russe, à la différence de la Lettonie – sur ces deux plans. La soi-disant « occupation » de la Lettonie par les communistes et son rattachement à l’URSS s’expliquent par le fait que la grande indépendance lettonne a eu lieu quelques années après la chute de l’Empire russe. C’est tout. Ensuite, les cadres communistes dans le pays étaient justement lettons.
La vidéo présente des personnes, qui sont les témoins de cette grande époque de la lutte patriotique lettone contre l’occupant soviétique. Cet occupant qui a eu le malheur de libérer, manifestement, le pays contre sa propre volonté d’une occupation nazie plutôt bien vécue et appréciée. Dans les années 40, les habitants de Lettonie étaient soit dans les rangs de l’Armée rouge et de ses partisans et étaient alors persécutés, soit dans ceux de l’armée nazie et de ses polizei et autres aides nationaux et massacraient allègrement. L’étrange neutralité « du letton moyen » est un mythe récent servant à justifier la réécriture de l’histoire et à légitimer la politique de russophobie, qui sert de paradigme internationale « dans la lutte du bien contre le mal ».
La porte-parole du Ministère des affaires étrangères russe, M. Zakharova, s’est érigée contre cette publication. Elle rappelle que les « Frêres des forêts » sont une organisaiton créée et financée par les services spéciaux occidentaux après la Seconde guerre mondiale pour faire reculer politiquement l’URSS par rapport à sa victoire militaire. Pour cela, ils ont embauché les anciens polizei, les collaborateurs dans l’administration lettone, les officiers et les militaires lettons qui travaillaient pour les SS. Bref, rien que des personnes très respectables. Cette organisation a réalisé plus de 3000 actes de diversion, essentiellement dirigés contre la population civile, jusque dans le milieu des années 50.
Au sujet du mythe de la neutralité lettonne
En ce qui concerne la participation des lettons dans les rangs SS entre 1941 et 1945, toute une page est disponible sur le site du ministère des affaires étrangères russe. Il s’agit de la tristement connue Légion lettonne, unité de la Waffen SS, qui était composée de deux divisions: la 15e division SS de grenadiers et la 19e division SS de grenadiers, dont la mémoire est toujours célébrée par un défilé dans les rues de Riga, bien que le pays fasse partie de l’UE. Voir à ce sujet, notre texte L’Europe aime les nazis quand les nazis n’aiment pas la Russie.
Pendant la guerre, la légion SS lettonne a participé aux pogroms, au nettoyage ethnique contre les juifs, à la persécussion des communistes, aux fusillades de masse des populations civiles, etc. Rien que sur le petit territoire de ce petit pays, il fut créé entre 1941 et 1945 exactement 46 prisons, 23 camps de concentration et 48 gettos juifs. Selon les données officielles, rien que par les SS et les collaborateurs lettons, ont été tués 313 798 civils (dont 39 835 enfants) et 330 032 soldats soviétiques.
Dès l’automne 1941, sur le fondement des bataillons d’autodéfense, ont été formés par les SS des bataillons de polizei qui étaient chargés des basses oeuvres. Certains furent envoyés, notamment, combattre les partisans dans la région russe de Pskov ou encore en Biélorussie. 41 bataillons de 300 à 600 personnes furent ainsi constitués en Lettonie (23 en Lituanie et 26 en Estonie). Au fur et à mesure de la guerre, les bataillons lettons furent plus profondément intégrés dans l’armée nazie et dans les structures SS: brigades motorisées, Légion lettonne SS, brigades de volontaires etc.
Ce sont ces anciens collaborateurs et SS qui ont rempli les rangs des « partisans » lettons, ces « Frêres des forêts ». Mais de tout cela, l’OTAN ne parle pas. Finalement, c’est logique. Ce sont bien ceux qui ont mis sur pied ces organisations nazies après la Deuxième guerre modiale pour lutter physiquement contre l’URSS et la Russie, qui utilisent aujourd’hui une image « photoshopée » de cette époque, toujours contre la Russie, cette fois-ci dans une guerre virtuelle. Même si la vidéo est à la limite de l’appel au meurtre …
Doit-on laisser justifier l’horreur contre laquelle se sont battus nos aïeux? A moins que nous n’ayons pas tous la même histoire …

Poland | Poland remembers victims of massacres by Ukrainians

Between March 1943 and the end of 1944, the Ukrainian Insurgent Army (UPA) carried out genocidal killings in Nazi German-occupied Poland, according to Poland’s National Institute of Remembrance (IPN).

The massacres were part of the Ukrainian Insurgent Army’s plan to have a sovereign and nationally homogenous Ukraine after the war.

Ukraine | Ukraine city to hold festival in honor of Nazi collaborator whose troops killed Jews

The Ukrainian city of Lviv will hold a festival celebrating a Nazi collaborator on the anniversary of a major pogrom against the city’s Jews.

Shukhevychfest, an event named for Roman Shukhevych featuring music and theater shows, will be held Friday.

Eduard Dolinsky, the director of the Ukrainian Jewish Committee, in a statement called the event “disgraceful.”