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Syrie : une attaque à l’explosif passée sous silence a bien visé le QG du renseignement militaire francais à Raqqa

Malgré un blackout total sur l’information et la censure militaire, un membre dirigeant l’instance politico-administrative des kurdes de Syrie a confirmé hier une attaque à la bombe ayant pris pour cible, mardi 12 février 2019, le quartier général du renseignement militaire français ainsi qu’une antenne de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) dans la ville de Raqqa en l’attribuant à Daech.

Des informations contradictoires diffèrent sur le vecteur de cette attaque à l’explosif mais toutes soulignent l’extrême précision des renseignements sur la base française à la disposition des assaillants.

Certaines sources locales évoquent une motocyclette piégée appartenant à un courrier qui aurait explosé près d’un dépôt d’armes et de munitions.

L’explosion, entendue à des kilomètres à la ronde et ressentie jusqu’aux postes avancés US, a détruit l’ensemble du bâtiment occupé par les services francais. Des forces des FDS ont accouru sur les lieux pour secourir les blessés.

Des forces US auraient sécurisé le périmètre de l’attaque et bloqué les accès à ce qui reste du complexe.

Des témoins oculaires évoquent des dizaines de morts et de blessés, notamment parmi les gardes kurdes du QG français.

Côté français c’est le silence total et il semble que Paris ait tiré des leçons supplémentaires sur la censure militaire-particulièrement lourde et sévère en France, dans un théâtre d’opérations de l’attaque particulièrement meurtrière ayant visé ses forces à Sévaré et à Tombouctou, au centre et au nord du Mali en 2018.

Nous détenons des indications précises sur la nature et les modalités du lobbying acharné et des pressions menés par des services gouvernementaux et des sous-traitants privés pour réduire l’impact sinon bloquer en amont certaines informations auprès des grands médias et même sur des plates-formes de patages de vidéos pour adultes comme cela est arrivé récemment pour le compte d’un pays très proche de Paris ayant subi une attaque terroriste horrible en termes d’image. L’Agence France Press joue un certain rôle dans le tri et la rétention de certaines informations à la requête du gouvernement et sous le prétexte de menace à la sécurité nationale ou aux intérêts stratégiques des grands groupes industriels.

Enfin, cette attaque intervenue au milieu d’une offensive des FDS soutenus par la coalition internationale visant ce que les médias qualifient la dernière poche de Daech au Nord-Est de la Syrie se veut une réponse à l’appui militaire français grandissant aux FDS et autres groupes armés dans la région. Des unités d’artillerie françaises sont déployées en Irak près des frontières syriennes du côté d’Al-Qaïm, d’où elles pilonnent les positions que les forces kurdes veulent prendre d’assaut.
Outre l’artillerie, des Mirages 2000D français stationnées au Nord de la Jordanie et probablement en Irak, mènent des raids aériens dans la vallée de l’Euphrate et dans le désert de Deir Ezzor.

Cependant, des informations fiables venant du terrain indiquent que l’offensive en cours contre ce prétendu résidu de Daech piétine et se heurte à des difficultés croissantes.

Le départ ou plus exactement le redéploiement des forces US de Syrie en Irak représente un véritable casse-tête pour le gouvernement de Paris et l’ensemble des réseaux souterrains et mafieux de ce que l’on pourrait qualifier d’État profond français qui s’acharnent non seulement à saboter toute initiative de paix en Syrie mais à faire perdurer le conflit en créant de nouveaux clivages tout en continuant à soutenir la rébellion. Il devient évident que pour Paris, ce n’est plus une question de soutien inconditionnel à Israël ou celui, intéressé, au Qatar mais une tentative désespérée de ne pas perde la face et permettre à Bashar Al-Assad de narguer encore une fois l’État profond français.

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